Comment garder un cerveau jeune ? Jouez !

Mis à jour : 28 oct. 2019

Cerveau & Psycho de novembre 2019 attire l’attention (la page scannée est disponible ici sur le site du journal) sur l'étude de cohorte réalisée grâce à la participation de 2.000 américain(e)s âgés de plus de 70 ans.

Les participants sont en bonne santé et n’ont pas de trouble cognitif. Les chercheurs se sont intéressés aux activités de la vie quotidienne qui leur permettraient de retarder le déclin de leur cerveau. L’étude d’origine, pour ceux qui veulent plus de détails 😊 est ici.


La méthode

Les chercheurs ont interrogé les membres de cette cohorte sur leurs pratiques, depuis leurs 50 ans, Sur 5 activités considérées comme pouvant être mentalement stimulantes :

  • La lecture,

  • L’utilisation d’un ordinateur,

  • Les sorties sociales (aller au cinéma, sortir avec des amis, …),

  • Les jeux en tout genre (style jeux de cartes, mots croisés, ...),

  • Et les activités manuelles (poterie, couture, peinture, …).


Les résultats

Les tendances recueillies confirment de façon quantifiée que toute activité stimulante ralentit le déclin cognitif lié à l’âge…


Ouf, c’est déjà ça ! La lecture complète des résultats confirme les conclusions mises en avant, mais montre également des aspects plus complexes à saisir.

  • Les activités les plus bénéfiques pour lutter contre le vieillissement de notre cerveau, sont, individuellement, par ordre décroissant : Les jeux sont les plus efficaces, puis utiliser un ordinateur, les travaux manuels, et la lecture. L’activité sociale ferme la marche avec le moins d’effet sauf si elle est pratiquée entre une et quatre fois par semaine. De façon inattendue, son effet semble même devenir néfaste si elle est pratiquée tous les jours.

  • Un optimum pour que notre cerveau vieillisse lentement semble être de pratiquer quatre activités différentes cumulées et pratiquées sur la durée.

  • La fréquence de pratique de deux à trois fois par mois de telles activités semble avoir déjà un effet très positif. L’optimum est cependant une fréquence de cinq à six fois par semaine, sauf pour les activités sociales pour lesquelles une fréquence trop élevée semble avoir un effet néfaste.

On peut ainsi classifier les activités en fonction de leur bénéfice (le pourcentage mentionné est la moyenne non pondérée de la contribution des différentes fréquences des activités et ne prend pas en compte les écart-types) :

Taux de protection moyens contre le risque d'accident avec déficience cognitive légère (MCI) par activité prataiquée.
Le jeu est globalement l'activité intellectuelle la plus protectrice de toutes celles étudiées. Si vous jouez 5 à 6 fois par semaine quand vous avez entre 50 et 65 ans, cela vous permet d'espérer bénéficier d'avoir 53% de chances supplémentaires de ne pas être exposé à un déclin cognitif.
Relation entre la fréquence de la participation à des activités stimulantes mentales après 65 ans et la protection contre le risque d'accident avec déficience cognitive légère (MCI).


Complément

On remarquera néanmoins qu’il peut y avoir un effet « poule-œuf » dans cette étude. En effet, si une personne dispose d’un cerveau déjà entrainé, n’introduit-elle pas un biais en appréciant les activités intellectuelles et donc apprécier de jouer et d’utiliser un ordinateur ? Cette hypothèse peut tourner tout simplement en cercle vertueux : j’aime apprendre et jouer, je joue, j’apprends en jouant, mon cerveau se renforce, je prends plus de plaisir à jouer, etc.


En support à cette hypothèse, on trouve un second article dans ce même numéro de Cerveau & Psycho de novembre 2019 p12 qui souligne un travail de recherche qui pointe que la culture générale développée, par exemple par un jeu comme le Trivial Pursuit a des effets bénéfiques. « Dans ce cas, un cercle vertueux se mettrait en place : plus nous augmenterions notre culture, plus notre réseau cérébral se développerait, et plus il serait aisé d’accroître encore davantage nos connaissances. ». Le psychiatre Christophe André, ajoute sur ce thème que l’acquisition d’une large culture ralentit les pathologies du développement cérébral – comme la maladie d’Alzheimer –, favorise l’esprit critique et pourrait augmenter le bien-être et l’estime de soi, en nous aidant à naviguer dans le monde complexe qui nous entoure.


Conclusion

GYGE utilise des jeux de plateau pour intégrer plus facilement les thèmes des sensibilisations que nous mettons en place.Nous utilisons des jeux originaux, permettant de mieux comprendre les approches et apprendre à les mettre en œuvres.

Nous savons tous que jouer collectivement à des jeux développe connaissances, compréhensions et meilleure intégration de pratiques vertueuses.


Le résultat de ces recherches montre que si cela est bénéfique à court terme à l’entreprise, et à moyen terme pour tous en développant le mieux être, le fait de jouer intelligemment peut donc avoir des effets bénéfiques à plus long terme pour tous !

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